De la Géorgie à l’Ukraine : qui sont ces géorgiens au pouvoir en Ukraine ?

L’Ukraine aurait fait sa révolution depuis le putsch d’Euro Maïdan et tout irait bien dans ce nouvel Etat soutenu par nos chancelleries. Au delà de la situation catastrophique sur le plan économique (voir les vidéos de Xavier Moreau), de la partie du Donbass et des menaces sécessionnistes en Galicie maintenant, l’Ukraine n’a jamais autant été autant soumise qu’aujourd’hui depuis la fin de la période communiste. Le Président de la République Petro Porochenko a nommé plusieurs ministres étrangers depuis plus d’un an, pour des postes de ministres ou de gouverneurs. Tous ces néo-ukrainiens ont un lien : avoir des liens très étroits avec les Etats-Unis d’Amérique. Une nationalité semble sortir du lot, il s’agit des Géorgiens. Porochenko a fait entrer plusieurs géorgiens au gouvernement, tous issu de l’autoproclamé « révolution des roses » afin que se reproduise ce qu’il pense être le « miracle géorgien en Ukraine ». Or ce n’est pas seulement au nom d’une éventuelle amitié entre les deux peuples, mais bien le recasement d’une élite géorgienne formée par les américains.

 

Qui sont ces géorgiens ?
« Micha », le géorgien de passeport

« Mikhaïl (Saakachvili) s’est connu pour rendre l’impossible possible » affirme Petro Porochenko.[1] L’ancien président Géorgien étudie en Ukraine et obtient un diplôme de l’institut des relations internationales de l’Université d’Etat de Kiev en 1992 et, c’est sur les bancs de l’université qu’il rencontre Pétro Porochenko. Il travaille comme chargé de mission pour les droits de l’homme pendant l’intérim du Conseil d’Etat de Géorgie. Il reçoit une bourse du département d’Etat des Etats Unis grâce au programme des partenariats des diplômés du FSA d’Edmund Muskie. A New-York, il rencontre David Petraeus ancien directeur de la CIA ou encore le sénateur John McCain.

Il obtient un LLM de l’Ecole de Droit de Columbia en 1994 et un diplôme de Docteur en droit à l’université Georges Washington. En 1995, à Strasbourg, il obtient un diplôme de l’institut international des droits de l’homme de Strasbourg.
Il fonde en 2001, le Mouvement National Uni, parti de centre gauche aux tonalités également patriote.

La femme de Raphael Glucksmann

Eka Zgouladze obtient une bourse américaine et va dans l’Etat de l’Oklahoma[2]. Elle est au mariée au français Raphael Glucksmann et a été ministre de l’intérieur de Géorgie sous le règne de Saakachvili et a du s’occuper de la complexe réforme de la police.

Pour comprendre le cheminement de ces géorgiens, il n’est pas inintéressant de revenir à la genèse de la révolution des roses de Géorgie, amenant le « Clan Saakachvili » au pouvoir.

D’une révolution à une autre sous parrainage américain
L’essai concluant d’Otpor

C’est à Belgrade que na;at en pratique la révolution colorée. Afin de faire partir l’ancien Président Yougoslave Slobodan Milosevic, de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) débarquent en Serbie. Pour surveiller les élections, des ONG comme le National Democratic Institute (NDI, présidée à ce moment par Madeleine Albright), l’International Republican Institute, l’Open Society de Georges Soros… Ces organisations aident financièrement et logistiquement des organisations et partis sur place à surveiller le scrutin et pour organiser des manifestations. L’objectif n’est pas juste de surveiller le vote, mais bien de pousser le pouvoir en place à plier.

Des stages ont eu lieu dès 2003 en Géorgie, puis en 2004 en Ukraine, enseignés par les militants aguerris d’Otpor. En Ukraine, la formation d’Otpor fut financée par la Freedom House, organisation ayant déjà participé à la révolution en Serbie. Elle était présidée à ce moment là par James Woolsey, ancien patron de la CIA[3]. Aujourd’hui le responsable est Peter Ackerman, administrateur de l’organisation de Gene Sharp, le centre Abert-Einstein pour la non-violence. Ce dernier « collabore avec Freedom House, le Centre des conflits non violents, l’Open Society, les Nations unies…Aujourd’hui, je ne suis plus tout jeune. Je verrais bien Otpor assurer la relève », affirme Gene Sharp.

From Dictatorship to Democracy : A conceptual Framework for Liberation. Il explique notamment que « la lutte non violente n’est pas destinée à résoudre les conflits, mais à les gagner. Nous sommes très proches de la rhétorique militaire, mais les armes utilisées ne font pas couler le sang. Et elles sont très efficaces ».

Tout est business, les agitateurs d’Otpor ont aujourd’hui fondé le Centre pour la résistance sans violence, la première entreprise de révolutions (colorées) « efficaces ». Ivan Marovic affirme, « nous avons formé les gens de Kmara…Nous leur avons enseigné comment fonder un parti, recruter des militants, organiser des manifestations ». Etant interrogé sur les prix, il précise que « Non les clients doivent couvrir nos dépenses, nos frais de déplacement et nos rémunérations. Mais les prix ne sont pas élevés »[4]. Les camps sont souvent payés par les financiers tel George Soros pour le camp d’activité Kamara en Géorgie[5].

Ils ont été qualifiés de « brigades démocratiques internationales », vantant leur « savoir faire unique, subtil mélange de non-violence, de marketing et de capacité à collecter des fonds ». [6]

Géorgie, Ukraine….La professionnalisation et la routine

Il est maintenant avéré que ces trois révolutions ont un lien et qu’elles ont été financées par l’Open Society Institute ou le National Democratic

Institue[7]. Selon Ronald Suny, professeur d’histoire et spécialiste de l’URSS à l’université de Chicago, « il est clair qu’il ne s’agit pas de révolution sociale, mais de changements politiques »[8].
L’ancien directeur de l’Open Society de Géorgie, Kakha Lomaia était assidu aux stages d’Otpor en Géorgie[9]. Pour Levan Ramichvili, directeur du Liberty Institute, association très engagée durant la révolution des roses, « Les objectifs de la révolution sont simultanément le renforcement de l’Etat de la démocratie…C’est la clef de la modernisation de la Géorgie »[10].

A l’inverse pour, Gia Jorjoliani du Centre pour les études sociales de Tbilissi, a « refusé de continuer de participer au monitoring (surveillance des élections) lorsqu’il a compris que les organisations géorgiennes qui en étaient à l’initiative voulaient moins des élections libres, qu’ébranler le régime »[11]. La sociologue Marina Muskhelichvili est quant à elle sceptique, ce qui se passe est « une véritable révolution, mais il ne s’agit pas de démocratie. Les révolutionnaires sont des yuppies « mondialisés » qui ont grandi ces quinze dernières années : ce sont des néolibéraux qui maîtrisent l’informatique et pratiquent l’anglais ». Pour elle, « il en résulte une forte stratification des populations. Beaucoup ont l’impression d’être des citoyens de seconde classe », l’anglais maitrisé par ces élites étant minoritaire à coté de la pratique du russe[12].

« Soros a effectué sa volonté, en Ukraine et de la Géorgie à l’aide de ces ONG » affirme Ercis Kurtulus[13] chef de mouvement pour la transparence des associations.

Saakachvili à la tête de la Géorgie, une réalité différente de la propagande occidentale

A écouter la presse occidentale, le mandat de Saakachvili était révolutionnaire, d’une intégrité sans nom, le tout pour le bien du pays. Des réformes courageuses et des progrès ont été réalisés sur certains pans de la corruption. Or le bilan n’est pas aussi rose qu’on le dit, notamment sur le plan économique, ainsi que sur le plan des droits de l’homme.
Au début de son mandat, « Micha » affirmait s’entretenir une fois par mois avec le Président Georges Bush. Etrange que le pays le plus puissant du monde, passe autant de temps à parler avec un petit pays de 4,5 millions d’habitants[14].

« Le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la fondation Georges Soros ont annoncé jeudi l’allocation d’un fonds de deux millions de dollars pour soutenir les réformes de bonne gouvernance en Géorgie ». Georges Soros a affirmé que « le plus grand espoir et la plus grande confiance dans la capacité de Mikhaïl Saakachvili de réaliser le programme anti-corruption ». [15]

Des réformes positives

Une des réformes clés de l’ancien président géorgien est sa réforme de la police, institution minée par la corruption. La police de la circulation connue pour sa corruption a été changée de l’intérieur avec des licenciements massifs et la corruption est en effet moindre. Elle licencie 20 000 policiers et les remplace par de jeunes volontaires formés à l’occidental. De 2005 à 2011, la police est passée de 85 000 individus à 23 000. Les services secrets et la police. Les policiers doivent dorénavant passer un concours et aucune charge de corruption ne doit les toucher
La coté de popularité de la police serait passée durant son mandat de 5 % à 84 %.
Pour Le Monde, « sous son règne, la Géorgie a accompli des miracles dans la lutte contre la petite corruption, dans la dérégulation de l’économie, le dégraissage d’une bureaucratie pléthorique et inefficace, l’instauration de l’Etat de droit »[16]. La légalité, la transparence semble s’être améliorée. L’électricité publique refonctionne normalement, les routes ont été grandement goudronnées.
La Géorgie a également réinstaurer sa souveraineté sur la république autonome d’Adjarie, mais a mal géré les cas ossète et abkhaze, en pensant que la petite république pouvait tenir tête sur le plan militaire à la 3ème puissance militaire du monde, la Fédération de Russie.

L’envers du décor des réformes mises en places

Bien que Saakachvili ait été élevé au biberon droit de l’hommesque américain, cette idéologie est davantage un paravent qu’un réelle politique à appliquer pour soi même. La violence a été systématique au cours de son mandat, notamment dans les prisons exercée par des gardiens sur les détenues. Les organisations des droits de l’homme (pourtant proche de la ligne Saakachvili) condamnent régulièrement les violences commises dans les prisons. Ces violences étaient connues par les pouvoirs publics. Le 18 septembre 2012, des vidéos ont été publiées montrant les maltraitances commises en prison et ont scandalisées le pays. « On ne savait pas que de telles horreurs avaient lieu…On n’est pas en démocratie, mais en Tyrannie ! A chaque minute, j’attends qu’on m’annonce ma mort » annonce un détenu[17]. « La plupart des violences étaient liées à la volonté de soumettre les prisonniers à l’administration…Les nouveaux arrivants, par exemple, passaient entre deux colonnes de gardes et se faisaient tabasser » affirme Guiorgui Tougouchi, défenseur des droits à ce moment là[18]. Le gouvernement n’a pas eu d’autre choix que de reconnaître les faits et faire mine qu’il n’était pas véritablement au courant. « Le ministère de l’intérieur regrette profondément ces faits et fera tout son possible que de tels événements ne se reproduisent pas » affirme Eka Zgouladze, aujourd’hui au service du territoire ukrainien[19].

Raphaël Glucksmann était un proche du pouvoir géorgien et de « Micha » comme le précise Salomé Zourabichvili, franco-géorgienne opposante à ce gouvernement et ancienne ministre des affaires étrangères de Tbilissi. « Il (Glucksmann) n’a jamais souhaité rencontre la seule « Française » de l’opposition géorgienne. Marié à celle qui a été vice-ministre de l’Intérieur, puis ministre, ignorait-il vraiment tout des excès de la police, des tortures dans les prisons et de la situation des droits de l’homme dans le pays ? » Sur cette attaque, Glucksmann passera à coté de la réponse, convaincu que ce qui intéressait le plus les géorgiens était le « désir européen » et affirme avoir fait avancé la démocratie « à tous les échelons ». [20] Il est « Pro occidental, ami du financier américain Georges Soros »[21]

Le « rêve géorgien » de Saakvchivili est également un cache misère sur le plan économique. La pauvreté et la malnutrition ont augmenté, alors que dans la région, celles-ci reculaient. Durant la période 2004 à 2006, le pourcentage de pauvres est passé de 35, 7 % à 40 % ; le nombre de chômeurs est passé de 12, 7 % à 13, 8 % de 2004 à 2005[22].

Par ailleurs, la réforme de la santé a mis de coté 40 % des géorgiens, « trop riches pour bénéficier du système public et trop pauvres pour accéder aux assurances privées »[23]. Aujourd’hui, Alexandre Sandro Kvitachvili est ministre de la santé de l’Ukraine. 70 hôpitaux sur cent avaient quitté le domaine public en 2007[24].

Concernant le système universitaire, la quasi-intégralité du corps enseignant de l’université Ilia-Chavchavadze a été licencié, afin d’être remplacé par des enseignants plus jeunes. Les réformes universitaires s’inspirent du modèle de Milton Friedman et ont donc été massivement privatisés[25].

Les médias ont été mis aux pas, la chaine d’opposition CaucasusTV a été limité à quelques heures par jour et diffusée uniquement à Tbilissi. [26]

Un « rêve géorgien » qui connaît une impopularité record

Le pouvoir a énormément déçu. En 2009, 14 chefs de partis d’opposition sont unis afin de faire tomber « Micha ». Plus de 100 000 personnes manifestent, dans un pays de 4, 5 millions d’habitants pour demander la démission du gouvernement. « Nous demandons la démission de Sakkachvili au nom de son illégitimité » résume Salomé Zourabichvili. « Il est illégitime parce qu’il y a eu fraudes à la présidentielles (de janvier 2008) et parce qu’il a déclenché et perdu la guerre »[27]. La dérive autoritaire est mise en avant, la confiscation du pouvoir par un clan, ainsi que des détournements de fonds, une justice aux ordres et des médias aux pas, font également partie du « rêve géorgien ».

Lors d’une conférence d’Amnesty International du 12 janvier 2008, Saakachvili a précisé au ministre de la Justice « d’utiliser la force pour juguler toute tentative d’émeute dans les prisons, d’ouvrir le feu, de tirer pour tuer et d’abattre tout criminel tentant de provoquer du désordre. Nous n’épargnons pas nos balles contre ces personnes ».
Le pouvoir se montre de plus en plus autoritaire.

Ces créatures américaines ont été poussées à quitter le pays par les urnes et les manifestations populaires, vont être nommées par décret au sein du nouveau laboratoire occidental : l’Ukraine.

Les apatrides aux commandes en Ukraine

Le lundi 1er décembre 2014, Petro Porochenko a offert la nationalité ukrainienne à plusieurs étrangers. « La nomination d’une Américaine, d’un Géorgien et d’un Lituanien comme ministre ukrainiens est un exemple extrêmement symbolique de la relation spéciale qui unit notre pays » affirme fièrement un diplomate ukrainien[28]. Sandro Kvitachvili, ancien ministre de la Santé de Géorgie devra réformer le système de santé du pays. Eka Zgouladze nommée vice-ministre de l’intérieur en charge de la refonte de la police et de la lutte contre la corruption et Mikhail Saakachvili, gouverneur de la riche région russophone d’Odessa.

« L’Ukraine est plus compliquée que la Géorgie, et le processus de réformes y sera plus progressif…On veut avancer doucement, ne pas créer trop de frustration » précise la « princesse de Géorgie » comme certains aiment la surnommer. [29]

Quand la police ukrainienne devient une police de séries télévisées américaines

Il faut tout d’abord préciser que c’est la première fois dans l’histoire qu’une femme devient ministre de deux pays, elle a donc abandonné sa nationalité géorgienne. La police est détestée en Ukraine car elle est très corrompue.

Madame Zgouladze commence par réformer la police de la route, qui est connue pour racketter les automobilistes, la « Gai ». Elle licencie 2 000 personnes. Comme en Géorgie, elle met en place un concours avec détecteurs de mensonges et inscriptions électroniques pour éviter les passe-droits. Les salaires de ces fonctionnaires seront multipliés par trois, dans le but de ne pas les inciter à la corruption. De la sorte, leur mission ne sera plus de contrôler les automobilistes, mais de lutter et d’endiguer la petite délinquance[30].
35 000 candidats âgés de 21 à 35 ans souhaitent rejoindre la nouvelle police de la patrouille de la ville de Kiev aux uniformes digne de la côte ouest des Etats-Unis. La grande majorité de ces candidats disposent d’un diplôme d’enseignement supérieur, cela montre bien la situation économique du pays[31]. Olexandre Fatsevitch, ancien combattant dans l’est a pris la tête de cette nouvelle police kievienne.

Cette réforme de la police doit s’appliquer à Kiev, puis à la ville de Lvov, ainsi qu’aux villes russophones de Kharkov et Odessa.
La police « indépendante » de Kiev a été financée à hauteur de 15 millions de dollars par les USA pour la réforme, mais également aidée par le Japon, l’Australie et le Canda[32].

Le géorgien aux commandes d’Odessa

L’ancien président géorgien revient à la manœuvre dans un pays qui n’a jamais été aussi « indépendant ». Vendredi 13 février 2015, il est devenu le conseiller pour les réformes du Président Porochenko[33] et va être entouré d’une dizaine de géorgiens qui l’ont aidé à mettre en place les réformes libérales en Géorgie. Pour lui, ces réformes se mettent en place de la même manière, dans n’importe quel pays de l’ancien bloc soviétique. Il a refusé les postes de vice-ministre pour ne pas perdre sa nationalité géorgienne, souhaitant croire à un retour dans le pays l’ayant vu naître.

Le 30 mai, il devient Gouverneur d’Odessa. Cette dernière est une ville corrompue et mafieuse comme l’ensemble de l’Ukraine, mais riche contrairement aux autres agglomérations de l’ouest. Le nombre de russophones dans la ville est très important.

Pour Thornike Gordadzé, ancien ministre de Saakachvili « C’est une région stratégique pour la « NovoRossia » de Poutine. Elle assure aussi la survie de la Transnistrie…Si la lutte contre les clans, contre les oligarques et le système politico-économique fondé sur la corruption réussit, ce pourrait être un précédent pour d’autres régions ». [34]

A l’annonce de cette nouvelle nomination, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev réagit par tweet « Saakachvili à la tête de la région d’Odessa. Le cirque continue. Pauvre Ukraine ». Moscou dénonce le choix « d’un homme accusé de crimes contre le peuple géorgien »[35]. Il est protégé en permanence par dix gardes du corps. Le Député Nikolaï Skorik, issu du Parti des régions et ex-gouverneur d’Odessa affirme que « les affaires de la douane relèvent de Kiev. En voulant y toucher, il viole la Constitution …Mikhaïl Saakachvili se met en danger, mais je lui souhaite une bonne santé et une longue vie ! ».

Saakachvili est un citoyen du monde, l’exemple même de l’apatride vivant dans les hôtels comme le précise Attali, prêt à travailler pour n’importe quel gouvernement, tant que l’argent est présent. Il voit en ce poste de gouverneur d’Odessa, une lutte contre l’ « impérialisme » russe. Cette nomination est une provocation supplémentaire de l’entité ukrainienne vis à vis de Moscou, étant donné l’importante population russophone vivant dans cette région.

Plusieurs rumeurs parlent également de lui pour la présidence du pays…

Les autres géorgiens

Une dizaine de géorgiens sont à des postes plus ou moins importants dans les institutions de ce qu’il reste de l’Ukraine.

Gia Lortkipanidze, un géorgien ex ministre de l’intérieur à Tbilissi, « Un type honnête qui s’est toujours contenté de son salaire ». Il dirige la nouvelle police d’Odessa et veut implanter le modèle géorgien.
Aleksander Sandra Kvitashchilia été nommé ministre de la santé, du travail et des affaires social de Géorgie.

A travers les exemples de quelques cas géorgiens, on peut voir que l’Ukraine n’est pas un état indépendant comme veulent nous le faire croire nos médias. Le coup d’Etat de Maïdan a chassé un camp, pour en mettre d’autres, ces derniers entièrement choisis par les américains. Ces géorgiens, tous proches des courants atlantistes ont mené des réformes néfastes en Géorgie et sont en passe de faire la même chose en Ukraine. Par ailleurs, les témoignages et les financements montrent bien qu’en Serbie, Géorgie ou Ukraine, il ne s’agit pas de révoltes spontanées, mais bien de révolutions organisées par des organisations occidentales au service de la politique étrangère américaine. Pour les trois pays, les mêmes acteurs, le même processus sont présents. L’Ukraine, un pays indépendant ?

 

Alexandre MOUSTAFA

 


[1] Le Figaro no. 22026, mercredi 3 juin 2015, p9
[2] Le Figaro, no 20802, lundi 20 juin 2011, p 20.
[3] Manière de voir, n°92, derrière les élections, quelle démocratie, dimanche 1avril 2007
[4] Courrier international, Besoin d’une révolution ? contactez Optor ! Jeudi 7 octobre 2004.
[5] Le temps, l’internationale secrète qui ébranle les dictateurs de l’Est, Vendredi 10 décembre 2004.
[6] Vincent Jauvret, « les faiseurs de révolutions », le nouvel observateur, Paris, 25 mai 2005.
[7] Manière de voir, n°92, derrière les élections, quelle démocratie, dimanche 1avril 2007
[8] Courrier international, Besoin d’une révolution ? contactez Optor ! Jeudi 7 octobre 2004.
[9] Le temps, l’internationale secrète qui ébranle les dictateurs de l’Est, Vendredi 10 décembre 2004.
[10] Vincent Jauvret, « les faiseurs de révolutions », le nouvel observateur, Paris, 25 mai 2005.
[11] Manière de voir, n°92, derrière les élections, quelle démocratie, dimanche 1avril 2007
[12] Le Monde diplomatique, Juillet 2007, p. 8 9.
[13] FriedlNews, George Soros: “A New Policy to Rescue Ukraine”, 22 janvier 2015
[14] Le Monde, mardi 10 mai 2005, p.2.
[15] AFP, jeudi 22 janvier 2014.
[16] Le Monde, Samedi 13 juin 2015, page 16
[17] Le Monde, vendredi 28 septembre 2012, p 3.
[18] Le Monde, vendredi 28 septembre 2012, p 3.
[19] AFP, lundi 15 juin 2009.
[20] Marianne, Géorgie : la « French Connection », 02 novembre 2011, Anna Dastakian
[21] Le Figaro, no 20123, vendredi 10 avril 2009, p9
[22] Le Monde diplomatique, Juillet 2007, p. 8 9.
[23] Le Monde, Samedi 13 juin 2015, page 16
[24] Le Monde diplomatique, Juillet 2007, p. 8 9.
[25] Le Monde diplomatique, Juillet 2007, p. 8 9.
[26] Marianne, Géorgie : la « French Connection », 02 novembre 2011, Anna Dastakian
[27] Le Figaro, no 20123, vendredi 10 avril 2009, p9
[28] Le Temps, jeudi 4 décembre 2014
[29] Le Monde, samedi 30 mai 2015
[30] L’Obs, jeudi 9 avril 2015
[31] Le Monde, samedi 30 mai 2015
[32] 20 minutes (Site Web), Samedi 4 juillet 2015
[33] LeFigaro.fr Jeudi 12 février 2015
[34] 20 minutes (Site Web), Samedi 4 juillet 2015
[35] LeFigaro.fr Jeudi 12 février 2015

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