Comment l’état français tente d’étouffer les ramifications de l’affaire Epstein
La France, autrefois mère des arts, des armes et des lois, ne rate jamais une occasion de montrer à quel point elle est soumise, dirigée par une élite pervertie et prompte à manipuler l’opinion pour conserver sa domination.
Nouvelle illustration, et de taille : l’affaire Epstein.
Dès que les fichiers ont été publiés par l’administration Trump, « l’État profond français » a tout mis en œuvre pour que surtout les Français ne comprennent pas, en recourant tout à la fois à la manipulation de l’opinion par l’ingénierie sociale et à la docilité des principaux médias, moins bêtes que soumis.
La première méthode, le silence – aucun article dans la presse mainstream et langue de bois des politiques – a rapidement montré ses limites dans un monde de 2026 où l’information circule sur les réseaux sociaux. Quand même, le bon peuple a commencé à s’interroger.

La deuxième étape est alors enclenchée : la manœuvre de diversion. Il faut à tout prix cacher le sujet sous le tapis. Soit on décrédibilise le sujet en créant le doute ; ainsi, la première fois que Le Monde traite le sujet, le 2 février, c’est pour affirmer que le grand nombre de documents jette le trouble – on a rarement entendu des journalistes se plaindre d’avoir trop de sources, les documents Snowden c’était 1,7 million en 2013, avant le grand développement de l’IA… Soit on fait semblant de traiter le sujet, en utilisant un angle anecdotique, accessoire. Ainsi, le journal gratuit 20 minutes pose une question cruciale le 5 février : « Affaire Epstein : comment prononce-t-on son nom ? » Ou alors on évoque d’autres sujets dont le manque d’à-propos est particulièrement sidérant : au moment où les Français se jettent sur X ou Telegram pour comprendre quelque chose aux 3 millions de fichiers, l’hebdomadaire Le Point s’exclame le 9 février : « Donner le prix Nobel de la paix à Emmanuel Macron, quelle bonne idée ! »
Mais le peuple veut qu’une tête tombe, n’est-ce pas une passion française depuis des siècles et les exécutions en place publique, où l’intensité de la souffrance subie par le coupable doit lui permettre de racheter ses fautes – encore faut-il que le coupable désigné le soit réellement, et qu’il cherche sincèrement son repentir et donc son salut… Intervient alors la troisième méthode, la cartouche : le bouc émissaire.
La théorie de René Girard est particulièrement intéressante : il démontre que le bouc émissaire est celui qui est injustement sacrifié, pour le bien de la collectivité, pour mettre fin à la violence et rétablir l’ordre. On dit en creux que celui qui est jeté en pâture paie pour les autres. Tous contre lui, pour le confort de tous. Les rituels maçonniques, avec l’importance de la fraternité du groupe, le désir d’imitation des autres, vont dans le même sens.

Le bouc émissaire est donc Jack Lang, un choix intéressant à plus d’un titre. Comme souvent, la justice tape à côté… C’est le Parquet national financier qui intervient, et ouvre une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Un peu comme si Marc Dutroux avait été poursuivi pour un délit financier… Par ailleurs, les soupçons de pédophilie circulent à son sujet depuis longtemps, donc rien de nouveau sous le soleil, et désigner un vieux socialiste de l’époque Mitterrand dévie l’interprétation sur l’affaire Epstein vers les scandales des années 1980, comme si ces agissements pervers étaient d’un autre temps – heureusement, les hommes actuellement au pouvoir ne sont plus faits de ce bois. Mais encore, on nous fait croire qu’il s’agit de la pédophilie « à l’ancienne mode » pourrait-on dire, à la façon de Cohn-Bendit, de l’affaire du Coral ou de Matzneff, interprétation biaisée qui passe complètement sous silence la spécificité de la pédophilie époque Epstein, les rites sataniques et l’implication des services secrets de qui on sait.
Le prince Andrew constitue un autre exemple de ce phénomène : par contraste, son exposition publique montre que le reste de la famille royale britannique serait exempte de tout vice. On a expulsé le mouton noir, tous les autres sont blancs.
Accuser quelques hommes permet d’éviter que le réseau qui est derrière soit montré du doigt, on occulte la domination qu’il a exercée par des pratiques abusives.
La méthode du bouc émissaire peut aussi être utilisée dans sa version géopolitique, tout est bon pour sauver Zelensky : et revoici les Russes. Ainsi, Le Parisien titre le 4 février : « affaire Epstein, la piste russe », et BFMTV le 6 février : « une opération d’ingérence russe visant à faire croire à une implication d’E. Macron dans l’affaire Epstein a été détectée par les autorités ». Idem au Royaume-Uni, bel exemple d’unanimisme journalistique, dans le Daily mail du 3 février : « Jeffrey Epstein helped Russian spies collect blackmail ‘kompromat’ on western elites for DECADES, says former MI6 agent Steele ».

Les Russes sont partout : ils sont derrière de faux comptes acharnés sur les réseaux à salir l’image de notre valeureuse élite française, et évidemment ils tirent les ficelles du réseau Epstein. On ne voit pas le nom de V. Poutine parmi les noms des amateurs de chair juvénile ? Au lieu d’en conclure (bon sens et logique) que la classe politique russe ne compte pas de B. Gates, de G. Bush ou de B. Clinton, et que peut-être (!) les propos de V. Poutine sur la décadence et la perversion de l’Occident sont justes, les médias français affirment que s’ils ne sont pas sur la scène c’est parce qu’en coulisses ils tirent les ficelles ! Encore plus fort, Le Monde écrit le 10 février : le « souhait [d’Epstein], réitéré maintes fois, de rencontrer Vladimir Poutine n’a pas été exaucé, semble-t-il, pas plus que son désir de se rendre en Russie, malgré moult demandes de visa ». On nous explique donc que Poutine a refusé de voir Epstein et même de le faire entrer en Russie, mais pourtant les Russes seraient à la manœuvre…

À ceux qui s’étonneraient de la bêtise, ou de la naïveté de l’opinion française, rappelons qu’on a malheureusement compris depuis le covid que « plus c’est gros, plus ça passe » – ceux qui ont gobé qu’un vaccin ne protège pas, qu’une relation entre un adolescent de 14 ans et son professeur de 39 ans serait une merveilleuse histoire d’amour, que la France est encore une grande puissance.
Les réseaux sociaux s’agitent tout de même encore. Alors, l’État verrouille : perquisition dans les locaux français du réseau social X le 3 février, nettoyage des fichiers Epstein (par exemple, le nombre d’occurrences concernant Rothschild a diminué entre le 1er février et le 4 février), déclaration du président Macron le 9 février affirmant que l’affaire Epstein concerne « surtout les États-Unis d’Amérique ». For sure ! Epstein a été arrêté venant de France, il y possédait un hôtel particulier, G. Maxwell en a la nationalité, la justice française disposait de la boîte mail d’Epstein depuis 6 ans, en 2020 Paris a fait une demande d’entraide judiciaire visant Jean-Luc Brunel pour « viols sur mineures », etc. Mais la France est devenue le lieu où l’enquête judiciaire est la plus inerte. La justice française n’a ouvert aucune enquête pour traquer les trafiquants d’êtres humains. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’oppose à la création d’une commission d’enquête sur le volet français de l’affaire Epstein – Braun-Pivet a travaillé dans le cabinet d’avocats Temime qui a défendu Jean-Luc Brunel.
Quand le verrouillage ou l’étouffement ne suffit pas, il faut alors décrédibiliser. C’est-à-dire crier au complotisme, mi-paranoïa mi-antisémitisme. Un débat sur France Culture, le 6 février, fait intervenir un doctorant (les stagiaires de BMTV n’étaient sans doute pas disponibles), qui évoque « le cadrage complotiste contemporain » (sous-entendu : la déformation) et « la fantasmagorie des théories sataniques les plus anciennes » (les contes de Perrault et les légendes pour faire peur aux enfants). Où est le problème si les fichiers rendus publics confirment ce que les « complotistes » disent depuis des années ?
Comme toujours, les « experts de plateau télévisé » vont asséner au bon peuple la bonne interprétation. Il y a le premier degré, démagogique simpliste : la classe politique n’est remplie que de pervers. Puis, pour les demi-savants, on ajoutera : c’est seulement le fait de quelques-uns, quelques brebis galeuses, mais le ménage va être fait, dormez bien, braves gens et surtout continuez à payer vos impôts et à aller voter. Ou, un degré au-dessus : seuls les plus pourris réussissent à atteindre les plus hauts postes. C’est cela qu’on veut nous faire croire, et qui est faux : ceux qui sont mis aux plus hauts postes sont justement les plus déviants, ou pervers, en tout cas ceux sur qui des dossiers existent, et qui de ce fait sont totalement manipulables, de parfaits exécutants dociles. Un bon ministre, un bon président, c’est celui dont les vices (les casseroles) sont la garantie de sa soumission. Sous de Gaulle, la plus petite tache pouvait vous disqualifier à vie et vous empêcher toute carrière ministérielle ; aujourd’hui, le plus pourri, le plus détraqué pourra aller très loin.
L’autre fausse interprétation qui est martelée ramène l’affaire Epstein à un réseau de prostitution pour hommes riches et puissants. En gros, une nouvelle Madame Claude, mais Rachel Claude. C’est occulter des réalités considérables aux enjeux terribles : d’abord, la pédophilie, il s’agit d’enfants qui sont offerts en pâture ; deuxièmement, les tortures, les meurtres, le cannibalisme, le lien avec les trafics d’organes, etc. ; troisièmement, les rites sataniques, kabbalistes ; et enfin, le gigantesque système de manipulation des États et d’ingérence politique. Rien à voir avec un réseau de call-girls : un système puissamment organisé de pédo-criminalité sataniste pour servir les intérêts politiques et financiers d’un petit groupe.
Un élément intéressant est à noter : la gauche radicale a franchi un pas dans la détestation de la « communauté organisée ». En effet, sur Instagram, sur Tiktok, très vite l’information a circulé, et toutes les tentatives de manipulation par les grands médias (presse, télévision) ont été complètement inefficaces sur des jeunes qui ont de toutes autres sources d’information. Les esprits qui avaient déjà été préparés par le génocide perpétré à Gaza – une bonne partie de la jeunesse française de gauche brandit aujourd’hui avec détermination le drapeau palestinien, on le voit dans des concerts etc., – ont embrayé aussitôt avec l’affaire Epstein. Les génocidaires sont devenus en plus de dangereux pervers qui manipulent les leaders des États, Epstein est un agent du Mossad et s’il est tombé c’est parce qu’il a désobéi…
Concluons en soulignant un fait dont il serait dommageable qu’il passe inaperçu : le poids des socialistes dans cette affaire. Il ne s’agit pas seulement de J Lang, de Jacques Attali, de Pierre Moscovici… Quand Fabrice Aidan, le diplomate pédophile en poste à New York, est sauvé d’une enquête du FBI par le Quai d’Orsay, qui le rappelle opportunément, le ministre des Affaires étrangères est alors… Laurent Fabius ; Aidan rejoindra ensuite la banque Edmond de Rotshschild. Quand Macron constitue une commission sur la pédophilie, il nomme à sa tête Elisabeth Guigou. Et n’oublions pas qu’E. Macron sortant de la banque Rothschild est apparu d’abord dans les sphères socialistes, dans l’entourage de F. Hollande.
Une seule conclusion s’impose : il est temps de nettoyer les écuries d’Augias.
Alice de Stermaria
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