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Du Venezuela à Taiwan en passant par Ormuz et Kiev, bilan sommaire de la « grande stratégie » étatsunienne à la fin de l’été 2026

Au-delà de l’apparent chaos, une stabilité

Contrairement aux analyses émotionnelles, puériles et biaisées, que diffusent à l’envi les « médias de grands chemins » (dont le visa de censure mainstream coexiste avec l’orientation stipendiée), la politique du président étatsunien n’est incohérente que dans la forme. Seuls l’hybris naturel à Donald Trump et sa maitrise des méthodes médiatiques modernes (martellement outrancier, mépris total de la vérité1, déni et saturation) confèrent cet aspect décousu, excessif et apparemment incontrôlé à sa communication. Sur le fond, la vision du POTUS ne rompt pas véritablement avec celle de ses prédécesseurs 2 – Cf. le revirement du MAGA après une tentative d’assassinat qui témoignait de ce que des oppositions claniques n’interféraient pas avec des principes directeurs fondamentaux-.

Ainsi, la « Grande stratégie » des Etats Unis3, si elle connait des adaptations conjoncturelles reste étonnamment stable. La tendance actuelle réagit aux menaces pour l’hégémonie étatsunienne découlant de différentes crises, en s’inscrivant totalement dans la logique de la stratégie nationale de sécurité de l’ère reaganienne, post crise pétrolière de 1973, post guerre du Viet Nam et après deux décennies de contestation idéologique et sociale interne asphyxiée par la drogue, en un Néo-interventionnisme limité et recentré en externe.

Nouveaux challenges et adaptation

Si la confrontation avec le bloc soviétique a cessé, le monde de 2026 connait cependant d’autres enjeux et de nouveaux acteurs mettant en péril la suprématie de l’Hégémon, auxquels la stratégie US tente de faire pièce, en recourant aux recettes habituelles4 de tous les empires historiques : Le contrôle des flux – donc des points de passage – au détriment des périphéries et au profit du Centre, la maitrise de l’énergie et de sa mise à disposition ou de son déni d’accès, les alliances militaires inégales et la vassalisation politique des élites locales, la domination des esprits et des cultures (soft power), l’exploitation léonine des ressources naturelles et des populations (force de travail, vol des cerveaux).

Pour cela l’Hegemon dispose de divers atouts :

  • une culture politico-militaire idoine fournissant un cadre intellectuel adapté,
  • une ingénierie sociale développée assurant un contrôle cognitif des vassaux (justifiant que les élites de l’UE sacrifient les intérêts de leurs populations aux diktats étatsuniens) et même une attraction chez l’adversaire (notamment les Libéraux russes),
  • un outil militaire considérable adossé à un potentiel économique important et notamment un complexe militaro-industriel en voie de restructuration avec la TECH dans une logique post-industrielle,
  • la position privilégiée du Dollar US
  • un réseau diplomatico-financier incluant des proxys majeurs (Israel, Ukraine, Taiwan) et des points d’appui importants (Royaume-Uni, Allemagne Turquie, Corée du Sud, Maroc, Argentine…) insérés dans diverses alliances.

Méthodes et moyens

La stratégie développée sur cette base est cohérente et repose sur des principes bien connus :

1- Divide et Impera, fragmenter l’opposition en tentant de dissocier par la pression et/ou l’attraction les figures mineures susceptibles de s’agréger dans des ensembles contrepoids à l’Occident. Le rôle de l’ONU étant fortement déclinant, des initiatives comme celles de la Russie et de la RPC (BRICS, organisations régionales comme l’OCS, l’OTSC…) ont fait l’objet d’attaques réussies (menaces sur l’Inde contre les BRICS, prise de contrôle partielle du Caucase et de l’Asie centrale, destruction de l’arc chiite en Syrie et au Liban) ou moins (tentative de l’AUKUS pour positionner le Japon comme un proxy militaire, attaque directe contre l’Iran qui a fragilisé les accords d’Abraham et conduit à une alliance islamique avec le Pakistan nucléaire) visant à désolidariser les Etats et à les intégrer dans des ceintures contrôlées par les USA, par le biais d’accords militaires et économiques. Cette politique se heurte à la permanence de certaines réalités historiques et géopolitiques malgré la répression, la propagande, la menace et les incentives (expansionnisme israélien dans la zone MENA, concurrence avec la Turquie, résistance inattendue du Canada, refus des populations latino-américaines et prise de conscience des populations européennes…).

On notera que « le piège de Thucydide » évoqué à l’occasion du voyage du POTUS à Pékin a été mal compris : Cette expression décrit le processus qui a conduit une force dominante (Athènes, appuyée sur la ligue de Delos, une alliance militaire défensive -symmachie- issue des guerres Médiques devenue un instrument de domination des Alliés) à tenter d’enrayer la montée en puissance d’un rival jusque-là inférieur (Sparte, renforcée par la ligue du Péloponnèse) en recourant au conflit armé (la guerre du Péloponnèse), aboutissant finalement à sa défaite et à sa ruine. En l’espèce, la puissance sur la défensive et qui tente de maintenir son hégémonie est l’Occident, plus exactement les Etats Unis d’Amérique.

Cette tentation d’user de la force pour préserver sa suprématie est également un hybris impérial courant dans l’Histoire. Il y a aussi une forme de pathologie mentale des dirigeants, qui deviennent aveugles et sourds aux signes précurseurs de la crise, avec pour corollaire la montée aux extrêmes et le choix de solutions de surenchère suicidaire face aux premiers revers encore limités5. Cet aveuglement est perceptible dans la communication trumpienne sur le conflit avec l’Iran. Un phénomène amplifié par les moyens de communication contemporains et le caractère de plus en plus relatif de la réalité, caractéristique du monde connecté et qui se retrouve chez le POTUS actuel, mais qui était déjà caractéristique du cinéma hollywoodien. Ainsi, les guerres fantasmées ne sont-elles plus perdues à l’écran comme elles l’ont été sur le terrain, avec l’exemple caractéristique du Viet Nam (la première guerre largement médiatisée avec un impact sur sa conduite politique, préfigurant la gestion cognitive du conflit par Kiev et ses sponsors anglo-saxons, dans la lignée de la pensée magique pétrie de propagande et de Wunderwaffen du Reich hitlérien). Bien sûr, cela n’est possible que tant que la guerre reste cantonnée chez les autres (une tradition de Washington depuis 1865) mais ne s’invite pas à domicile. Cette altération cognitive n’est cependant pas l’apanage du monde moderne. Ainsi, Ramsès, après l’incertaine bataille de Qadesh contre les Hittites, fit-il proclamer sa victoire, jusqu’à en faire une vérité nécessaire à la stabilisation intérieure de son pouvoir.6 Cette stratégie médiatique ignorant ou tordant les faits est également largement majoritaire dans la communication de Kiev et son relais par les médias occidentaux, afin de nourrir le narratif établi7 et surtout de compenser les échecs relatifs sur le terrain, afin de rassurer l’opinion internationale pour continuer à bénéficier des crédits et des fournitures de moyens.

2- Un second ressort, complémentaire et classique, consiste pour l’Hégémon à créer un ennemi commun. Ce dernier devra assurer une menace fédératrice et justifiant le renforcement du contrôle intérieur et l’appropriation des ressources collectives nécessaires à la « défense »8 ; cet adversaire devra également faciliter la déclinaison d’exemples négatifs permettant en réaction de valoriser « nos » valeurs, et il sera donc taillé par la communication en conséquence.9

3- Un troisième moyen consiste à alterner pressions militaires et coercition économique avec des phases de négociation. Mais, à la différence des méthodes diplomatiques héritées du modèle Westphalien, puis des principes consensuels définis par l’ONU après-guerre, l’Hégémon s’arroge le droit de bombarder et d’assassiner les leaders adverses pendant les pourparlers, de revenir sur ses engagements et de contester toute valeur à des accords formalisés, ouvertement présentés comme négligeables par la direction étatsunienne (alors que la pratique antérieure de Washington consistait à créer et imposer un cadre contractuel négocié en manipulant les instances et les élites, afin de préserver au moins les apparences).

4- Enfin, et cela n’a en réalité rien de nouveau, l’Hégémon décline un spectre complet d’intervention ; de la manœuvre d’unités régulières aux raids de forces spéciales, du blocus maritime au bombardement aérien, des opérations d’influence, en passant par les sanctions économico-financières, la propagande, la subversion et la diplomatie. Qualifiée de « guerre hybride » depuis 2005 (et reprochée aux Russes, alors que la doctrine Gerasimov développait justement la nécessité de lutter contre les actions subversives et multimodales de l’Occident), il s’agit simplement de développer la confrontation sur tous les secteurs d’activités et en jouant sur la gamme des intensités, dans le cadre d’un combat complexe. De même que la stratégie indirecte évitait l’aporie de la Destruction nucléaire assurée (MAD), cette forme de confrontation explore tout le spectre des nuisances en évitant de passer le cap d’un danger justifiant une réponse nucléaire. Dans la tradition anglo-saxonne (où le militaire n’est qu’un levier du politique au service du Financier), elle cible les populations et privilégie l’étranglement, selon un cycle action économique engendrant des troubles sociaux susceptibles de permettre un changement politique. L’affrontement direct, massif, brutal et frontal, n’est envisagé que face à un adversaire notablement plus faible et comme levier stratégique complémentaire fournissant la poussée décisive sur un édifice ébranlé par les phases précédentes. Cela n’est pas incompatible avec la formulation clauzewitzienne qui présente la guerre comme une continuation de la politique par d’autres moyens.10

En guise de conclusion (provisoire)

Outre les excès et aberrations apparentes de la communication du président étatsunien, la compréhension de cette grande stratégie est brouillée par un narratif majoritaire au-delà d’oppositions superficielles et/ou fictives, par les biais cognitifs courants favorisés par une analyse puérile, émotionnelle et sans recul (et la censure).

De plus, comme un jeu d’échec en 3D, la partie intègre des couches et des dimensions parfois contradictoires voisinant avec des finalités opaques ou dissimulées. Il convient en effet de distinguer l’intérêt du peuple ou même de l’Etat, de celui de ses dirigeants et des puissances financières, en gardant à l’esprit que des pertes pour la collectivité permettent souvent des profits individuels11.

Le suivi de la logique hégémonique permet toutefois de retrouver constantes et motivations. Un bon exemple est donné par la guerre israélo-étatsunienne contre l’Iran. Ainsi, le blocage du détroit d’Ormuz apparait comme un insuccès militaire inattendu face à la République islamique, adversaire officiellement désigné dont la chute est un des objectifs affichés du conflit. En réalité cette situation a créé un blocus de facto, imputé à Téhéran mais favorable à la véritable guerre clandestine menée par les USA contre l’Europe et contre l’Asie. En seconde analyse, après avoir déconnecté l’Europe et l’Inde de la Russie et avoir saisi le pétrole vénézuélien, la raréfaction des offres d’hydrocarbures favorise la position étatsunienne en matière énergétique. Un apparent échec stratégique peut donc masquer une réussite en termes de grande stratégie

Les gesticulations sur l’OTAN et le Groenland ont également conduit à une apparente réaction européenne mais qui optimise en réalité les intérêts de Washington, en transférant les coûts directs du réarmement européen face à une menace russe fabriquée, et en anticipant un contrôle des routes maritimes arctiques. Présenté comme un nouveau Yalta par des agents d’information prétendument hostiles à Donald Trump et aux USA, « l’esprit d’Anchorage » a favorisé le renouveau belliciste européen présenté comme une marque de souveraineté ; il s’est avéré une énième arnaque occidentale (Après Munich, Minsk 1 et 2, Ankara 1 et 2…) qui a donné du temps, ralenti la dynamique militaire russe et conduit l’UE à financer les achats de matériels au profit de Kiev, tout en consacrant Washington comme l’inévitable et irremplaçable arbitre et maître du jeu, en Europe comme en Russie.

Il apparaît donc que la grande stratégie US, rappelée dans la stratégie de sécurité nationale de décembre 2025, suit une logique cohérente, s’inscrit dans la tradition politique et la culture militaire anglosaxonne définie dès le XVème siècle, lorsque le Royaume Uni a définitivement acté de sa condition insulaire après sa défaite en France continentale. Après avoir développé une forme sociale et politique capitaliste anti-absolutiste, associant positionnement social et rôle politique à la propriété terrienne et au développement financier et boursier12, le Royaume a pu créer des structures mixtes permettant de financer l’armement des flottes13. A la phase « corsaire » qui parvint à réduire progressivement les concurrences néerlandaises, puis portugaises et espagnoles, succéda une ère d’hégémonie thalassocratique sur le modèle inspiré par Sir Raleigh14 et très largement repris par les USA (MacKinder, Mahan…). L’intégration de la force militaire dans le schéma économique, financier et industriel britannique libéré des archaïsmes du système feudataire a permis une politique de projection navale et de contrôle des flux maritimes, au service d’une prédation coloniale étendue. Les Etats Unis d’Amérique nouvellement affranchis en héritèrent, et, sur la base idéologique et religieuse de destinée manifeste et d’élus de Dieu, recevant tout un continent ont développé une politique économique de consommation sans limite, imposant le recours à la prédation d’abord interne, puis mondialisée. Ce système ne semble pas réformable aux dirigeants qui en profitent, ce qui conditionne et limite les évolutions possibles de la stratégie, une fuite en avant paraissant malheureusement plus vraisemblable qu’un arrêt et un renversement..

Evolutions probables

La stratégie développée repose sur l’exploitation jusqu’à épuisement des proxys, incluant l’ukrainisation de l’UE contre la Fédération de Russie, puis la transformation de celle-ci en proxy contre la RPC15, en complément d’une action de contrôle maritime des détroits, des nouvelles voies du Nord, et de la montée en puissance du Japon dans le Pacifique.

La stratégie retient comme objectif la lutte contre les mouvements multipolaires de résistance à l’hégémonie occidentale et l’ingérence directe par pression militaire et économique sur les pôles fédérateurs potentiels.

La zone MENA restera d’importance ; on peut s’interroger sur la relation avec le proxy israélien, sa concurrence avec l’autre allié Turc et les accords de « l’OTAN islamique » entre Etats arabes -eux-mêmes divisés- et Pakistan.

La mainmise de Washington, annoncée dans la Stratégie de sécurité nationale et confirmée par la prise de contrôle du Vénézuela suscite des interrogations quant à l’acceptation par les populations et sur le sort de Cuba.

En résumé, quoique majeur, l’affrontement en Ukraine reste conditionné à ces autres facteurs, et on peut penser que Washington accepterait une escalade entre Russie et UE, qui aurait des bénéfices indirects importants sans engager la sécurité des USA.

1 Laquelle s’inscrit vers une reconstruction de la réalité, par distorsion cognitive et procédés technologiques sur fond de narratif simplifié et irrationnel, ce qui n’est pas nouveau mais porté à un niveau supérieur correspondant à la psyché des récepteurs contemporains, immatures, dépourvus de référentiels, déshabitués à la prise de recul et à l’analyse des informations, et nourris de fiction numérique.

2 Tous issus de la classe dominante, aristocratie capitoline et financière étatsunienne, donc défendant les valeurs et intérêts correspondant, notamment le caractère hyperprédateur des USA et la volonté de maintenir une hégémonie mondiale en s’attaquant aux forces émergentes.

3 Le concept n’est pas intégré dans la pensée française ; les historiens contestent également la notion pour l’empire romain par Luttwak qui a cependant inspiré les penseurs stratégiques aux USA.

4 Nonobstant le recours à des procédés techniques modernisés au service de méthodes de contrôle de l’esprit, des masses élaborées entre 1890 et 1920, globalisées après la1945, bénéficiant de progrès technologiques dès les années 1969 et 70 évidemment démultipliées par l’internet et l’IA. Cette démarche s’inscrit dans un recentrage suir l’Hémisphère « occidental » et une réaffectation d’une ressources stratégique raréfié, et l’évolution de l’appareil militaire qui connait une perte d’efficacité de ses vecteurs et effecteurs dominants dans une vision thalassocratique mondialisée portée par une dimension industrielle et énergétique.

5 Outre le cas d’Athènes, la fuite en avant a conduit l’Empire français de Napoléon Ier à s’engager en Russie alors que l’invasion de la péninsule ibérique et le blocus continental s’avéraient des faillites, le Japon impérial enferré en Chine a décidé d’attaquer les USA qui le privaient de pétrole, le IIIéme Reich incapable de subjuguer le Royaume Uni décidait d’envahir l’URSS.

6 Ce fut aussi une pratique systématique dans la titulature impériale romaine de revendiquer une victoire sur un peuple barbare, de manière plus ou moins justifiée.

7 L’idée de gagner dans l’esprit de l’adversaire n‘est pas une invention de John Boyd mais imprégne déjà la pensée de Sun Tzu en Chine et n’est pas étrangère à celle de Kautilya en Inde ; il n’est pas étonnant qu’un monde occiddental dominé par l’exploitation des théories psychiatriques pour construire le contrôle de masse y soit particulièrement sensible).

8 Une illustration parfaite en est celle de la guerre des Gaules provoquée par Caius Julius César en usant du prétexte germain et de l’antique crainte du Celte à Rome pour obtenir les moyens militaires et financiers nécessaires à sa prise de pouvoir dans l’Urbs.

9 Dans le cas de la confrontation avec la Russie, on constate un recyclage quasi direct et systématique des narratifs anglo-saxons de la 2 GM contre l’Allemagne puis de la guerre froide contre l’URSS.

10 En parallele de la doctrine nucléaire, c’est aussi la philosophie de défense nationale tous azimuts théorisée en France des années 1960 à 1990, la défense totale helvétique. Plus étroitement, la notion trouve ses origines dans celle de guerre composite (compound warfare) analysée par Thomas Huber en 2003 autour de l’emploi conjugué de forces régulières et irrégulières. Elle allie les opérations militaires conventionnelles avec celles de guerre asymétrique (irrégulière, non conventionnelle). Actuellement l’UE dénonce -avec un aplomb déconcertant compte tenu de son engagement direct auprès de Kiev) une guerre hybride russe contre l’Union, qui comprendrait des actions de «military operations  other than war » pour contraindre, influencer ou contrarier la politique de Bruxelles en agissant sur les populations.

11 Il peut donc y avoir de juteuses défaites, d’autant que mêmes d’humiliantes retraites comme en Afghanistan en 2021 ne remettent pas en cause le fonctionnement global des USA.

12 L’aristocratie britannique s‘est organisée sur un modèle plus souple qu’en Europe continentale -entre nobility, et gentry, la représentation reposant sur un suffrage censitaire limité et le pouvoir politique sur le contrôle budgétaire- tout en maintenant un cadre social laissant de côté la majorité du peuple, ce qui se voit nettement dans la gestion des troubles intérieurs au Royaume Uni depuis dix ans.

13 Cette structure de l’Etat britannique a également favorisé la Révolution industrielle, grâce à la présence abondante de Charbon sur le territoire et aux capacités d‘investissements.

14 « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même »

15 L’encerclement au Sud (pertes des positions dans les Balkans et en Asie centrale) et à l’Ouest (radicalisation russophobe de l’UE) est en voie de réalisation ; il est bien engagé au Nord autour de la Baltique. A l’Es,t le soutien de Pékin s’avère à double tranchant pour Moscou.

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