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Le Chaberton, l’arme aérienne et la nécessaire modernisation des frontières

L’un des débats du gouvernement de la libération fut la protestation du ministre des Affaires étrangères contre ce qu’il nommait l’obsession gaullienne du Chaberton. Comment un fort en ruine, perdu sur un sommet des Alpes, a-t-il pu conduire à une discussion si vive ? Et pourquoi nous en préoccuper aujourd’hui ?

En réalité, le Chaberton est un cas d’espèce de la logique westphalienne des frontières et de leur remise en cause par les armements et logiques de la guerre moderne. En ce sens, cette querelle illustre parfaitement les causes de la guerre en Ukraine, ses logiques et enjeux et, surtout, elle a le mérite de poser ce qui sera sûrement la cause de bien des conflits à venir.

Avant ce retour vers le futur (Garanti sans DeLorean), revenons au passé et plus exactement au corps du délit : qu’est-ce que le Chaberton ?

Nichée au cœur des Alpes, cette montagne forme une pyramide naturelle. Elle possède la particularité remarquable d’avoir un sommet plat, mise à profit par l’armée italienne pour y construire un fort dont l’artillerie dominait le Briançonnais. De puissants canons longs de 149mm, la classe du 155 OTAN à une époque où les calibres n’avaient pas été unifiés. Cette puissance de feu permettait d’atteindre la ville de Briançon et ses 11 000 habitants aujourd’hui. Une ville française était en danger !

En 1914, l’Italie finit par s’engager avec l’Entente, le Chaberton fut sans importance. En 1940, au moment où le Duce s’engagea dans le conflit, la menace devint sérieuse. Consciente de la menace, l’artillerie française avait positionné des mortiers lourds de 280mm. Même s’ils ne mirent pas totalement le fort hors de combat, le duel d’artillerie neutralisa l’essentiel de la menace. Après l’armistice, le fort perdit son importance.

À la libération, le général de Gaulle affronta Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères, pour obtenir l’annexion du Chaberton. Il obtint gain de cause et la frontière fut déplacée pour englober le sommet de la montagne.

À l’époque, l’idée de protéger une ville de la menace de l’artillerie d’une puissance étrangère relevait du simple bon sens. Après tout, l’idée du contrat social consiste basiquement à échanger une part de notre liberté individuelle contre la sécurité. Le Chaberton mettait cette sécurité en danger.

Nous étions en 1946 ! Depuis, quelques ingénieurs se sont penchés sur l’artillerie. Ces bonnes fées lui ont apporté allonge et précision. Les canons du Chaberton portaient à 16/18Km, un 155mm moderne entre 35 et 45km. Avec ces munitions particulièrement optimisées, les ingénieurs rêvent de 80km. Redoutable !

Comparons avec la manière dont Michel Verne (le fils de Jules) nous parlait de la guerre du futur :

La guerre est-elle possible avec les inventions modernes, ces obus asphyxiants qu’on envoie à des distances de cent kilomètres, ces étincelles électriques, longues de vingt lieues, qui peuvent anéantir d’un seul coup tout un corps d’armée, ces projectiles que l’on charge avec les microbes de la peste, du choléra, de la fièvre jaune, et qui détruiraient toute une nation en quelques heures ? »

Michel Verne (1889) La Journée d’un journaliste américain en 2889

Il pensait que la réalisation de telles innovation exigerait mille ans. Le progrès a rattrapé, dépassé l’imagination. Ces portées sont devenues réalistes en moins d’un siècle, laissez les canons électromagnétiques grandir un peu et nous y serons.

Seulement, l’artillerie n’est pas tout. Le grand balisticien, Gerald Bull fut rattrapé par un sérieux concurrent : Verner Von Braun, le père du missile moderne. Il est, je vous l’accorde, des paternités plus glorieuses, mais celle-ci correspond bien à un SS parti ensuite travailler pour les États-Unis. Encore que, si les USA se distinguent, ils ne sont pas les seuls. Merci Nikita, (Kroutchev pour les non-intimes) d’avoir tant cru aux missiles. Aujourd’hui ces armes portent à mille kilomètres et frappent avec une précision acceptable. Une batterie de lance-missiles vaut un Chaberton et, si vous la basez sur des camions ou des engins mécanisés, vous la positionnez où vous voulez[i].

Le missile peut détruire des cibles de précisions : un centre de commandement, un dépôt. Des cibles type usine, centrales électriques, raffineries ou aéroport, résistent un peu mieux en raison de leur grande taille. Enfin, si vous n’embarquez pas une arme atomique à bord. Michel Verne a définitivement manqué d’ambition.

Une lacune sans importance si elle était demeurée dans le pur domaine littéraire. Le monde étant ce qu’il est nous sommes depuis longtemps entrés dans le concret.

Revenons aux questions conceptuelles constituée par le cas du Chaberton : La protection du territoire et des populations contre les agressions. L’exemple westphalien et la définition de la souveraineté par sa capacité à défendre les frontières. Or, celles-ci sont par nature vulnérables. Abandonnons Michel Verne pour un autre homme de lettres davantage connu pour son redoutable matérialisme :

Si les frontières doivent être fixées suivant les intérêts militaires, il n’y aura pas de fin aux revendications territoriales, parce que toute ligne militaire est nécessairement défectueuse, et peut être améliorée en annexant un peu de territoire ; et, de plus, cette ligne ne peut jamais être fixée d’une manière définitive et équitable, parce qu’elle est toujours imposée au vaincu par le vainqueur, et, en conséquence, porte déjà en elle le germe de guerres nouvelles. Telle est la leçon de toute l’histoire. »

Karl Marx (1871) La Guerre civile en France

On ne saurait mieux dire et cette logique causera encore bien des conflits, des larmes et du sang. Le travail des militaires consiste effectivement à prendre les mesures pour augmenter la sécurité de leur état, fut-ce au détriment du voisin, nous y reviendrons. À une époque où le moindre parking peut se muer en une base de lancement de missiles à portée quasi stratégique, bonne chance pour fixer des frontières satisfaisantes. Même la puissante Amérique, bordée par deux océans, ne peut plus être sûre de son espace aérien. Après avoir constitué des ceintures de radars, dépensé des milliards et encore des milliards pour se mettre à l’abri des bombardiers, elle a commencé à investir dans des défenses antimissiles. Le contribuable perd le compte des sommes pharaoniques investies dans ces lignes Maginot du XXIè siècle.

Pour quels résultats ? Les conflits, comme la guerre des douze jours entre Israël et l’Iran ou les opérations russes contre le gouvernement Kiévien, servent de preuves qu’en l’état de la technologie, les missiles passent. Même la puissante défense AA russe semble échouer à établir une bulle étanche au-dessus de sa patrie.

Les drones de types Shaed, les Gueran russes multiplient les vecteurs offensifs et, s’il reste difficile de mettre un pays à terre, il est possible de lui infliger de lourdes pertes. Du point de vue militaire, la situation est encore aggravée par les réseaux informatiques qui permettent de déposer des virus. Une telle opération aurait été tentée contre Natanz pour activer les centrifugeuses au-delà de leurs tolérances et provoquer des dommages définitifs. Il s’agissait là d’une opération quasi militaire, mais, à une époque où la maintenance, et demain la direction de production, sont faites à distance, il devient envisageable de mutiler l’industrie d’un état.

De même, les flux aériens déposent des millions de passagers quotidiens au cœur des états. Cette mondialisation des flux constitue un cauchemar pour tout service de contre-espionnage. L’intensité des échanges reste toutefois soumise à la volonté des états de laisser les frontières ouvertes. Les armes aériennes dépendent-elles de la décision de l’assaillant.

Celles-ci nous ramènent à la délicate question de la frontière telle que définie dans les traités de Westphalie. Chaque état est libre et indépendant et aucun état ne doit intervenir dans les affaires intérieures des autres états. Après la guerre de Trente Ans où la Suède et la France étaient massivement intervenues dans les affaires du Saint Empire romain germanique, mieux valait l’écrire.

Un siècle plus tard, un certain Emer de VATTEL mit les principes de ces accords en mots. Citoyen Suisse au service de l’Électeur de Saxe, il écrivit Le Droit des gens ou Principes de la loi naturelle appliqués à la conduite et aux affaires des Nations et des Souverains [Neuchâtel], 1758. Certains principes ont besoin d’être répétés et l’originalité de son travail fut de théoriser le principe de non-ingérence dans la langue commune.

L’une de ses analyses considère que la souveraineté implique le devoir de défense : l’État incapable de se défendre perd sa qualité d’État souverain. En son temps, les forteresses et la population constituaient des garanties solides. La guerre en dentelles faite de longues opérations de sièges et de progressions négligeables au plan stratégique convenait parfaitement à l’idéal Vattelien. La révolution avec ses peuples en armes, puis l’Empire avec ses batailles décisives qui laissaient l’état adverse sans défense porteraient un coup violent aux théories de l’auteur.

Comment dès lors justifier l’autorité sur une population que l’on ne peut défendre ? Le bon vieux vae Victis revient à la mode ou, la théorie Hobbsienne selon laquelle, la souveraineté s’éteint quand la capacité de protection disparaît.

Les progrès de la défense aboutiraient à la lente progression de la Première Guerre mondiale. Une situation adaptée à la théorie Vattelienne. La défaite de l’Allemagne exigea de démanteler son armée. Même ainsi, son territoire demeura inviolé.

Seulement, elle laisserait un ver dans le fruit : L’invention de l’aviation. Bien sûr, l’échec relatif des bombardements stratégiques au cours de la seconde guerre mondiale ont ridiculisé les théories de Douhet sur la destruction des villes et centres de fabrication d’armement comme moyen de gagner la guerre. En ce temps, la chasse, la DCA, permettait la constitution d’un bouclier solide et la théorie Vattelienne survivait.

Elle gagnait plutôt un ultime répit, comme nous l’avons vu, Verner Von Braun inventait le missile qui réduisait l’efficacité des défenses. Huit décennies de progrès augmenteraient la précision, la portée et la létalité de ces armes. Dès lors, quels états peuvent encore se défendre ? Peu, la guerre en Libye l’a prouvé : Des dizaines de missiles, une poignée d’escadrilles et un pouvoir présumé solide fut anéanti par les forces du chaos nichées en son sein. La nation souveraine de Vattel mourut avec le colonel Kadahfi.

Sauf à disposer des glacis suffisants pour se prémunir contre une attaque brusquée ! Bordés par deux océans, les États-Unis peuvent y prétendre. Sous réserve d’éviter tout plaisantin désireux de placer ses missiles dans un pays voisin. Qui a parlé du précédent de Cuba ?

La suprématie technologique US lui garantit que les états du continent américain seront incapables de se doter de vecteurs en quantité et qualité suffisante pour les menacer. Il leur reste à éviter toute bonne âme venue fournir de telles armes. Ils y veillent avec la doctrine Monroe ou Dunroe aujourd’hui. L’Amérique prend toujours Vattel au sérieux et assure sa défense, d’où les sommes folles englouties dans les diverses moutures de bouclier antimissiles (Il reste à vaincre l’ennemi intérieur : la corruption.)

La Chine est dans une situation relativement similaire. Vietnam, Laos, Thaïlande ne sont pas des pairs stratégiques. Face à l’Inde, l’immensité de l’Himalaya forme une protection solide. Reste le pacifique. La mer de Chine constitue un glacis insuffisant, mais acceptable pour gérer les urgences. Quant à voir une flotte intervenir à travers le pacifique ? Les nouveaux missiles hypersoniques sont là pour rendre un tel scénario impossible. Seuls les sous-marins constituent une menace de part et d’autre et, dans ce domaine, la défense de Taiwan par les USA joue un rôle prépondérant. Peu importe le droit international (Taiwan est une province chinoise en droit international.), il faut maintenir le verrou posé sur la première chaîne d’îles pour empêcher les navires chinois de se répandre dans le pacifique.

Le seul axe critique vient de la frontière nord avec la Russie. Les bonnes relations nées d’une menace commune US et d’une certaine complémentarité économique assurent non pas une défense absolue, mais une vulnérabilité acceptée, car tolérable.

Une vulnérabilité asymétrique, car pour les Russes, la masse sibérienne offre un délai d’alerte suffisant. Pour eux, la menace critique se trouve sur d’autres axes. Leurs principaux centres de population se situent en Russie d’Europe. Les frontières essentielles sont donc sur la Baltique et la mer noire.

L’examen d’une carte permet de classifier les menaces. Le premier est Leningrad. Il est probable que la situation a été résolue par une densité de défense antiaérienne suffisante pour protéger un secteur relativement restreint (à l’échelle de la Défense AA russe) La Turquie menaçait à travers le Caucase et la mer noire, mais ces angles de menace offrent justement un délai pour faire décoller des chasseurs.

Au centre, route traditionnelle des invasions, la situation préoccupe sûrement davantage les russes. Au nord, la Biélorussie, Kaliningrad offre une sonnette que l’on peut considérer comme suffisante pour protéger leur territoire. Reste l’Ukraine. Bien consciente de sa situation, la république d’Ukraine se proclama neutre au moment de son indépendance en 1991. Dans ces conditions, la Russie garantissait les frontières ukrainiennes. Comme le disait Scott Ritter : à quoi sert l’Ukraine ? À rajouter mille kilomètres aux Russes. La réciproque était vraie et ce coussin neutre arrangeait tout le monde tant qu’il n’était pas nécessaire de braquer un revolver sur la tempe des Russes.

Les théoriciens du grand échiquier jugèrent cette menace souhaitable. Ils ont donc favorisé en Ukraine l’apparition d’un pouvoir anti-russe, désireux d’accueillir des armes occidentales (L’Europe aurait fourni les valises de billets, pardon fonds européens, comme lors de l’expansion de l’OTAN à l’Est.). Le projet Trump de baser 1000 missiles de croisière en Ukraine, même s’il a fait long feu constituait justement la menace destinée à empêcher la Russie de se défendre. À l’époque, une telle salve était estimée capable de réduire à néant l’économie ou la défense russe. Même si sa capacité peut être surévaluée (comme beaucoup d’armes occidentales) le Kremlin n’aurait pu ignorer une telle menace. Eux aussi savaient que la souveraineté disparaît lorsque la capacité de protection disparaît et l’exemple libyen le démontre : dans un pays sous le feu, n’importe quel groupe armé peut solliciter la protection du détenteur de la capacité de menace et remplacer l’état. (Qui se rappelle des commentaires de nos médias durant l’épopée Prigojine ? Faut-il une meilleure illustration ? Imaginez-la avec un appui feu occidental.)

Ainsi mis sous pression, il aurait dû multiplier les concessions, pour, comme tout pays de l’empire US, aliéner sa souveraineté. Les Russes ont lu Vattel ou ses équivalents et comprennent en tant que peuple que le but de l’État est la satisfaction des besoins de tous, le salut, le bonheur et le bien commun de tous les citoyens. “L’horrible” régime Poutinien, malgré ses limites et la corruption héritée du passé, semble davantage s’en préoccuper que de verser des dividendes aux groupes occidentaux. Le peuple russe a donc soutenu les opérations destinées à retirer la menace d’une attaque aérienne soudaine.

L’opération militaire spéciale avait pour principal but d’éviter de laisser le territoire Kiévien se transformer en un gigantesque Chaberton braqué sur la Russie. Ce que le peuple français ne pouvait accepter, la population russe n’allait pas davantage le tolérer.

Certes, les peuples occidentaux ne le voient pas ainsi. La sphère défensive US a été naturalisée. Quatre-vingts ans de discours et de propagande en ont fait un attribut vécu comme légitime par nos peuples. On ne se demande même plus ce que les Chiliens de 1973 avaient pu en penser. Par opposition, la chute du communisme fut vécue comme un abandon du pacte de Varsovie et toute revendication de sécurité russe ne peut plus être perçue avec le recul analytique nécessaire. Nos pays ont, en ce sens, perdu la capacité à s’adapter aux évolutions du monde au moment où la Russie retrouvait la capacité de faire valoir ses arguments.

Cette redéfinition stratégique pose désormais la question du prochain droit international. Un monde où chaque état posséderait ses arsenaux de missiles, massifs, puissants et capables de mettre les voisins à terre semble la garantie d’une empoignade généralisée. Comme en 1914, chacun se sentira obligé de tirer le premier pour éviter de subir le tir de l’autre.

Peut-on dès lors sauver l’ordre westphalien en sécurisant les populations contre le chantage d’autres puissances ? Constatons-le, les missiles créent un nouvel ordre, analogue au nucléaire. Dès lors, il existe trois solutions, la première est d’ordre juridique, la seconde consiste à reconnaître l’existence d’états possédant les capacités séparées par de vastes zones neutres, la dernière sera l’usage de la loi du plus fort.

Le citoyen occidental considère la réponse comme évidente et il s’en remet au droit international fondé sur des règles. Cruelle illusion basée sur la négation de l’invasion de l’Irak justifiée par des mensonges, les bombardements de la Serbie pour la contraindre à plier. Tout cela sans la moindre lettre de créance Internationale. Seul compta le droit américain, mal habillé de mission OTAN. Le droit international actuel n’agonise plus. La dernière facétie américaine, qui prétend juger un chef d’État en exercice selon le droit interne US[ii], a planté l’ultime clou dans le cercueil de ce modèle. Si une nouvelle norme juridique doit être forgée, elle devra l’être en accord avec toutes les puissances. Cela supposerait que des diplomates occidentaux deviennent soudain capables d’écouter le reste du monde. Comment dire ? La découverte d’un moyen de violer les limites de la physique einsteinienne semble plus probable.

Cet obstacle nous conduit à un monde où des garanties physiques compléteront les chiffons de papier dont l’hyperpuissance américaine a fait des cocottes depuis 1991. Cela suppose deux catégories d’états : ceux possédant l’arsenal de missiles, capables de frapper et d’autres relégués au statut de zone neutre. Privés de capacités offensives, ils ouvriraient leur ciel aux radars d’alerte des deux voisins qui s’engageraient à ne pas intervenir dans les affaires internes. La mesure de représailles en cas de tentative serait l’ouverture des frontières à l’autre camp. Un mécanisme complexe, mais qui préserverait des délais d’alertes raisonnables.

Reste la loi du plus fort. En réalité, la solution actuelle dans un monde où la principale puissance refuse de se soumettre à toute loi. L’exemple ukrainien démontre les conséquences d’une telle situation. En décembre 2021, les Russes transmettent d’ultimes propositions. En février 2022, la concentration de l’armée kiévienne dans le Donbass crée une menace sur les républiques. À la demande russe de faire jouer les garanties prévues par les accords de Minsk, la France macronienne répond un méprisant : “On s’en fout des propositions des séparatistes[iii].”

Dommage, c’était le sens des accords de Minsk. En l’absence de paroles diplomatiques, la Russie assumera ses obligations envers les populations qui ont cru en sa garantie.

Sauf à parvenir à ouvrir un véritable espace de dialogue, les chabertons de demain dissoudront toutes les frontières. Sauf à découvrir un antimissile peu coûteux et performant, les missiles continueront à progresser et les armes offensives seront toujours plus dangereuses.

N.B. Et la France dans tout cela ? Hélas, la France n’a plus besoin de protéger ses frontières, elle laisse des représentants de puissances étrangères pénétrer ses cercles dirigeants. Si jamais, elle redevenait indépendante, la faiblesse de ses moyens de défense stratégique constituerait un problème grave.

Rémi Mondine


[i] Peu de systèmes terrestres existent dans les arsenaux occidentaux, mais la plupart des missiles sont adaptés pour des plates-formes navales. Les exigences de l’environnement maritime étant supérieures, une adaptation devrait être possible sans grande peine.

[ii] Devant un tribunal de New York, Maduro plaide non coupable, dit être un “prisonnier de guerre” – France 24

[iii] “On s’en fout des propositions des séparatistes !” : quand Emmanuel Macron téléphonait à Vladimir Poutine pour éviter la guerre en Ukraine
La phrase d’E.Macron qui renie la garantie apportée par la France. Dans un monde où la justice existerait le président français finirait devant les tribunaux pour crime contre la paix. En attendant, la parole de la France est celle des Francais. E.Macron a fait de moi un menteur sans me consulter ! Qu’il n’attende AUCUN pardon.

STRATPOL

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