La guerre au Moyen-Orient pousse Trump à envisager un assouplissement des sanctions antirusses
Le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d’un allègement partiel des sanctions imposées à « un certain nombre de pays » (en réalité : la Russie) en lien avec le pétrole. Il s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine pour la première fois depuis décembre 2025. Cette annonce intervient dans un contexte de nouvelles alarmantes pour l’économie américaine en provenance du Golfe persique. Le conflit entre les États-Unis et Israël, d’une part, et l’Iran, d’autre part, s’envenime. Les Iraniens tentent de bloquer le détroit d’Ormuz, voie de passage essentielle pour l’approvisionnement en pétrole. Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, est déterminé à maintenir une confrontation ferme avec les États-Unis. Ces derniers, de leur côté, intensifient leurs frappes sur le territoire iranien. Cette situation fait grimper les prix du pétrole (et, par conséquent, ceux de l’essence pour les consommateurs américains), contraignant Trump à envisager une réduction des sanctions en cette année électorale. Toutefois, la capacité du président américain à assouplir les sanctions est limitée par la législation américaine et le contexte politique actuel.



Je pense qu’il ne serait pas dans l’intérêt stratégique de Moscou de profiter de la levée des sanctions pour alimenter le marché de certaines zones. L’Iran compte sur cette tension sur l’énergie qu’il a fortement créée en fermant le détroit d’Ormuz, C’est l’une de ses armes principales, qui vise à faire réagir la communauté internationale et plus particulièrement les alliés de Trump pour faire cesser les combats. Aller contre cette stratégie serait réellement mettre l’Iran en plus grand danger et soutenir l’agression américano israélienne. Le besoin de ressources financières est évidemment à prendre en compte mais Poutine pourrait plutôt envisager à protéger la flotte qui transporte son pétrole pour pouvoir le vendre que profiter d’une levée provisoire des sanctions au risque d’apparaître comme un opportuniste sans scrupule prêt à sacrifier un allié pour un petit os que le maître lui reprendra aussitôt. L’enjeu n’est pas que militaire et national pour la Russie, elle a besoin que ses partenaires à travers le monde croient en ses principes si elle veut les rallier à la vision d’un monde multipolaire.